RE2025
La RE2025 désigne le palier 2025 de la Réglementation environnementale 2020, marqué par un durcissement des seuils carbone et énergétiques applicables aux bâtiments neufs. Conçue dès le départ comme une trajectoire progressive, la RE2025 ne constitue pas une nouvelle réglementation mais une étape intermédiaire qui resserre les exigences fixées par la RE2020, en particulier sur l’indicateur Ic Construction (impact carbone des composants du bâtiment).
RE2025 : une étape dans la trajectoire de la RE2020
La RE2020 a été pensée comme une réglementation à paliers, avec des jalons en 2025, 2028 et 2031. La RE2025 correspond au premier resserrement significatif après l’entrée en vigueur initiale. L’objectif reste identique : réduire l’empreinte environnementale des constructions neuves en agissant à la fois sur la performance énergétique et sur le carbone incorporé des matériaux. Cette logique de trajectoire permet aux acteurs de la construction d’anticiper les exigences futures, jusqu’à la RE2028, palier suivant encore plus ambitieux.
Quels seuils sont durcis en 2025 ?
Le changement majeur de la RE2025 concerne les seuils RE2020, et plus précisément l’indicateur Ic Construction. Ce dernier mesure l’impact carbone lié à la fabrication, au transport, à la mise en œuvre et à la fin de vie des produits et équipements du bâtiment. À partir de 2025, le plafond admissible de cet indicateur est abaissé pour la plupart des typologies (logements collectifs, maisons individuelles, bureaux, enseignement). Concrètement, un projet conforme en 2024 peut ne plus l’être en 2025 sans évolution de sa conception ou de ses matériaux. Les exigences énergétiques, évaluées notamment via le Bbio, restent également au cœur du dispositif.
Pourquoi le carbone des matériaux devient déterminant
En abaissant le plafond Ic Construction, la RE2025 oriente les choix de conception vers des solutions moins émettrices. L’analyse de cycle de vie du bâtiment devient un outil de pilotage et non plus une simple formalité de fin d’étude. Les concepteurs sont incités à recourir davantage aux matériaux biosourcés et géosourcés, dont les FDES présentent souvent un meilleur profil environnemental. La RE2025 valorise ainsi indirectement le stockage de carbone biogénique et la sobriété dans le choix des composants, sans pour autant imposer de matériau particulier.
Anticiper la RE2025 dès la conception
Réussir un projet conforme à la RE2025 suppose d’intégrer la contrainte carbone le plus en amont possible, dès les phases de faisabilité et d’esquisse. Plus une ACV RE2020 est réalisée tôt, plus les marges de manœuvre sont importantes : choix structurels, compacité, sélection des matériaux. Repousser ce travail en fin d’étude expose au risque de devoir revoir des arbitrages coûteux. Une approche basée sur la maquette numérique facilite ce pilotage en reliant les quantitatifs du projet aux données environnementales, ce qui permet de tester rapidement plusieurs scénarios de conception bas carbone.
RE2025 et après : vers des bâtiments toujours plus sobres
La RE2025 s’inscrit dans une dynamique de réduction continue qui se poursuivra avec la RE2028 puis 2031. Chaque palier abaisse les seuils carbone pour accompagner la décarbonation du secteur du bâtiment. Pour les maîtres d’ouvrage comme pour la maîtrise d’œuvre, l’enjeu n’est donc pas seulement de respecter le seuil de l’année en cours, mais d’engager une démarche durable et anticipative. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article sur les nouveaux usages et nouveaux seuils de la RE2025, télécharger le guide ultime de l’architecture RE2025 ou utiliser notre checklist pour concevoir bas carbone en RE2025.





